La fable est la sœur aînée de l’histoire (Voltaire).
L’histoire est un mensonge que personne ne conteste (Napoléon).
N’importe quel mensonge, à force d’être répété, finit par être cru (Joseph Goebbels Ministre pour l’information du peuple et la Propagande).
Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur, celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé (George Orwell, 1984).
L’historien épris de vérité doit relever un formidable défi: extraire la « vérité » des fables officielles. Il ne s’agit pas d’un simple débat philosophique, mais d’une obligation d’honnêteté. Ceux qui affirment qu’il n’y a pas de vérité sont malhonnêtes puisqu’ils font de leur affirmation une vérité; ceux qui affirment que chacun a sa vérité sont malhonnêtes puisqu’ils cherchent à partager une vérité qui ne peut être universelle par définition; ceux qui affirment que la vérité existe mais qu’on ne peut la trouver sont encore malhonnêtes puisqu’ils en ont au moins trouvé une sans en exposer les critères.
La question véritable est: quels sont les critères pour évaluer la « vérité » et ces critères sont-ils vrais? Le premier à avoir répondu à cette question difficile est Hérodote, appelé à cause de cela le Père de l’histoire. Cet illustre historien a compris que le seul moyen de trouver la vérité était de mener une enquête, il a d’ailleurs appelé son livre « l’Enquête ». Lorsqu’un magistrat mène son enquête, il doit: 1) rassembler et recouper un maximum de témoignages et 2) conduire une reconstitution chronologique pour valider, ou invalider, les versions proposées quand il y en a plusieurs. Il y a cependant deux manières d’appréhender la vérité: 1) soit en croyant à son existence et en la recherchant avec des méthodes scientifiques, comme le préconisait Einstein, soit 2) en doutant de son existence (selon Maurice Sartre: La vérité en histoire, dont on conviendra aisément qu’elle relève de l’utopie), et en dédaignant par conséquent d’utiliser « l’œil de l’histoire », avec finalement comme seul but: augmenter son petit prestige et faire progresser sa carrière universitaire.
Étant physicien de formation, j’ai constaté que beaucoup de scientifiques avaient en général une vision positive sur les questions religieuses:
- Ceux qui disent « Dieu n’existe pas » croient que cette affirmation a un sens, acceptant implicitement un axiome: le sens est transcendant, indéfinissable et partagé par tous, ce qui est paradoxalement la définition axiomatique de Dieu (Kurt Gödel). Nier l’existence de Dieu est aussi absurde que d’affirmer « le sens n’a pas des sens », car cette phrase conserve encore un sens.
- La science sans la religion est boiteuse, la religion sans la science est aveugle (Albert Einstein).
- Pour le croyant Dieu se trouve au début, pour le physicien, au terme de toute pensée (Max Plank).
- Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène (Louis Pasteur).
- J’ai une confiance totale dans la Bible comme Parole de Dieu, écrite par ceux qu’il a inspirés. Je l’étudie tous les jours (Isaac Newton)
Les égyptologues et les archéologues, par contre, éprouvent une allergie profonde aux mots suivants: Dieu, Bible, Vérité, etc. (voir la partie 1 de la Chronologie israélite):
- Il est absurde de prendre le texte biblique pour un document historique (Christiane Desroches Noblecourt, égyptologue, conservateur en chef honoraire des Antiquités égyptiennes du Louvre et ancien professeur d’archéologie à l’école du Louvre).
- D’une façon générale, aucun archéologue sérieux ne croit plus aujourd’hui que les événements rapportés dans le livre de Josué ont un fondement historique précis (Pierre de Miroschedji, archéologue, directeur de recherche au CNRS, centre de Jérusalem).
- L’histoire des impurs est dépourvue de toute base historique (…) La grossière invention des scribes égyptiens, digne de la poubelle, ne saurait demeurer dans le dossier des historiens des temps de la Bible (…) Le travestissement apologétique imaginé par Flavius Josèphe ne vaut pas mieux que le travestissement diffamatoire de l’égyptien (Jean Yoyotte, égyptologue, titulaire de la chaire d’égyptologie du Collège de France de 1992 à 2000, directeur d’études à l’école pratique des hautes études).
- Cette sortie d’Egypte, connue depuis sous le nom d’Exode, constitue une péripétie essentielle du récit [Exode 13:14] (…) On en vient presque à oublier un fait fondamental: rien dans l’état actuel de la documentation égyptienne plus ou moins contemporaine de ces événements, ne vient confirmer ce récit, ni même faire allusion, ne serait-ce que fugitivement, à l’un des épisodes ou des personnages mentionnés. Rien! (Alain Zivie, égyptologue, directeur de recherche au CNRS).
- La plupart des historiens prennent le texte biblique de la conquête de Canaan pour une pieuse légende; Pour conclure laissons la parole à ces archéologues: « Il n’y a pas eu d’exode de masse en provenance de l’Egypte (…) Les premiers Israélites étaient d’origine cananéenne! » (Richard Lebeau, égyptologue et historien des religions au Proche-Orient ancien).
- L’archéologie moderne a donc prouvé que le concept d’archives à Jérusalem ayant conservé des écrits du Xe siècle, est une absurdité fondée sur un témoignage biblique et non sur une évidence factuelle. Les récits bibliques se rangeraient donc parmi les mythologies nationales, et n’auraient pas plus de fondement historique que la saga homérique d’Ulysse, ou celle d’énée, le fondateur de Rome, chantée par Virgile (Israel Finkelstein, archéologue israélien, directeur de l’Institut d’Archéologie de l’Université de Tel-Aviv, auteur du célèbre ouvrage La Bible dévoilée).
- L’histoire ne corrobore pas le fabuleux et miraculeux récit de l’Exode tel que nous le conte la Bible (…) elle doit être considérée comme un mythe. Elle représente le type même du mythe fondateur, caractéristique de nombre de peuples passés ou présents (…) Plutôt que de tenter vainement de défendre l’historicité de l’Exode, je suggère qu’il vaut mieux interpréter le récit comme un mythe, ou plutôt comme une « métaphore pour une libération » (William G. Dever, archéologue américain (université d’Arizona), spécialiste et défenseur (sic) de l’histoire de l’Israël biblique).
Quelques erreurs propagées pour discréditer la Bible
- Là en effet où boite la chronologie, impossible d’atteindre la vérité historique (Préparation évangélique X:11:5, Eusèbe de Césarée).
- Les vérités scientifiques finissent par s’imposer, non parce que la vérité triomphe, mais parce que ses ennemis finissent par mourir (Max Planck).
- La Bible contient contradictions et anachronismes.
- La Bible est un assemblage tardif de textes.
- Le déluge biblique a plagié celui de Gilgamesh.
- Les âges des patriarches bibliques sont impossibles.
- Le personnage d’Abraham est mythique.
- Les chameaux d’Abraham sont anachroniques.
- Les guerres d’Abraham sont des pastiches.
- Les Philistins d’Abraham sont anachroniques.
- L’Exode biblique est impossible à dater précisément.
- Il n’y a aucune trace de Moïse et de l’Exode.
- La ville de Jéricho n’a pas été prise par les Israélites.
- Akhenaton est l’inventeur du monothéisme.
- La campagne en Palestine de Chéchanq Ier sert à ancrer la chronologie en -945.
- Le royaume de David/Salomon est mythique.
- Pas de corégence entre Sargon II et Sennachérib.
- Pas de corégence entre Darius et Xerxès.
- Le seul recensement de Quirinius est daté vers 6/7.
- Jésus est né vers 7/6 avant notre ère.
- Hérode le Grand est mort en mars/avril -4.
- Jésus est mort en 30 de notre ère.
- L’homme évolue depuis des millions d’années.